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Interview Kid Bombardos

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Par Clément Gasc (Agorafrog)

Interview Kid Bombardos

En collaboration avec Agorafrog

Les bordelais de Kid Bombardos, nous accueillent avec une indie pop, étonnamment mature et au style réellement frais et jubilatoire, c’est une combinaison d’ambiances aussi fragiles que puissantes, avec un jeu de guitare caractéristique, créant un son unique qui leur est propre, à retrouver sur leur premier album Turnin’ Wrong, sorti en septembre 2011, chez Sober & GentleKid Bombardos  est un groupe composé de David Loridan et des frères Martinelli (Vincent, Thomas et Simon), qui tire sa force d’une cohérence artistique implacable et qui se différencie par sa personnalité, s’inscrivant dans le sillage de ses cousins britanniques style Arctic Monkeys ou The Strokes et dans la veine de tous ces dandy-rockeurs classes.

Voir le clip de "Pig Sty"

Hello les Bordelais! Pouvez-vous m’en dire plus, pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Salut, alors nous sommes un groupe de rock,  composé de trois frères et un ami d’enfance, deux guitares, une basse et une batterie.

Se développe-t-il une grosse scène, au niveau de la région girondine?

Oui, la scène bordelaise a toujours été très vivante, il y a un nombre incalculable de petits groupes, de collectifs musicaux et d’associations… Tout le monde se connait et l’ambiance est assez rock’n’roll.

Pour vos influences, on pense tout de suite aux Strokes, aux Kooks, à Arctic Monkeys, au Velvet Underground, à l’esprit Domino Records, à cette veine de rockeurs classes. Suis-je loin de vos vraies références ?

Pour les Kooks, tu as été un peu loin lol, sinon c’est tout à fait ça !! On adore la pop anglaise et on a une admiration sans bornes, pour le rock new-yorkais et les rockeurs classes, comme tu dis … Mais nous sommes très ouverts musicalement, on écoute beaucoup d’autres choses, comme du hip hop, de l’électro et des musiques afro-caribéennes, mais ça se retrouve un peu moins dans nos compos.

Après tant d’années à rougir devant les rockeurs anglo-saxons, est-ce que c’est enfin l’émancipation du rock français ?

Eh bien je pense que oui, on a eu un certain complexe d’infériorité à une époque, on ne pouvait pas rivaliser en faisant du rock “en français” !! Mais depuis un certain temps, les groupes français se sont dit qu’il n’y avait pas de raisons, et donc c’est vrai qu’il y a beaucoup de bons groupes qui auraient pu naitre de l’autre côté de la manche : HushPuppies, Stuck in the Sound, The Dodoz ou Eldia, pour ne citer qu’eux …

Qu’est-ce qui vous plait dans la musique que vous jouez ?

On essaie d’atteindre deux objectifs : l’Energie et la Vérité. On veut mouiller le maillot, tout en restant le plus honnête possible, Kid Bombardos, c’est peut-être ça.

Quel est le message d’une musique comme « Sundays » par exemple ?

Eh bien disons qu’on ne fait pas de la musique porteur d’un “message”, nous écrivons sur nos sentiments personnels, nos émotions … Sundays est juste une chanson, qui parle de ces moments où nous sommes aveuglés par le soleil et bercés par la chaleur, et où nous avons l’impression que le monde nous appartient.

Que vous a apporté le fait d’avoir écumé tout un tas de festivals et quantité de scènes régionales ?

De l’expérience !!! Pour un groupe comme le nôtre, qui se revendique de la scène, c’est très important de jouer et jouer encore…

Comment se passe l’entente entre les frères Martinelli sur scène ou en studio ? Et avec le petit quatrième David Loridan ?

Cela se passe super bien. Entre nous trois, ça été assez évident, vu que nous avons vécu ensemble pendant 20 ans, on se connait très bien et on s’entend à merveille. Et avec David, c’est pareil, c’est le meilleur copain de Vincent depuis qu’ils sont gamins, pour nous, il fait partie intégrante de la famille.

A quoi vous fait penser “Don’t believe the hype ”, une des devises du groupe Arctic Monkeys ?

Nous préférons une phrase de la Scred Connexion, un groupe de rap français qu’on admire: « Jamais dans la tendance, mais toujours dans la bonne direction »…

Etes-vous pour ou contre la médiatisation exacerbée (net, radios, médias divers, fanzine, webzine…) de votre activité ? Préférez-vous resté dans l’ombre ou est-ce que la lumière vous attire ?

Disons que si nous pouvions rester dans l’ombre et jouer autant que lorsque les médias nous suivent, alors pourquoi pas !!! Mais aujourd’hui, il faut bien se plier aux rituels des interviews pour des blogs, essayer de choper de la radio, de la télé etc…

C’est sûr que la promo ce n’est pas ce que nous préférons, mais disons que c’est normal, rien que par rapport à notre producteur, on se doit de faire tout ce que l’on peut, pour que ça marche et pour que l’on continue longtemps comme ça.

Craignez-vous, en cette période de crise du disque, que le système de consommation vous jette comme un artiste/kleenex, après qu’une nouvelle tendance est vue le jour ?

A vrai dire, je pense que les artistes/kleenex comme tu dis, dans tous les cas, ils sont déjà morts … on espère être dans l’autre catégorie, ceux qui font leurs trucs dans leur coin…quoi qu’il arrive, si ça marche ce n’est que du bonus, si demain le rock devient has been et bien on sera has been aussi, mais toujours sur la route pour jouer notre musique…

Justement, avez-vous le sentiment de suivre les modes et les tendances ?

Non, la mode on la fait ahaha…Non plus sérieusement, nous ne suivons pas particulièrement les tendances de la mode … au contraire même.

Vos objectifs d’un point de vue national ?

On veut passer dans toutes les villes de France et plutôt deux fois qu’une. Mais nous espérons bien que nos objectifs rallieront très vite la scène internationale.

Enfin, est-ce que vous pouvez me conseillez un petit cépage/cru de la région bordelaise?

Un petit Pessac -Leognan, un must…c’est juste à côté de chez nous, la chance…

Remerciements: Kid Bombardos

Crédit Photo: JB Ambrosini

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