• Bolz Tracks
  • La Playlist de
  • Page Facebook
Juil02

Interview Kadebostany

Categories // Interviews

Rencontre avec Kadebostan et Amina

Interview Kadebostany

Par Benjamin Lépine

Fiers représentants de Kadebostany, le président Kadebostan et son ambassadrice la diva Amina nous ont accordé une interview lors de leur passage à la cité de la mode le mois dernier.

Voir le clip de "Jolan"

Voir le clip de "Walking With A Ghost"

Quelles sont les origines du projet ?

Kadebostan : La Kadebostany est un pays que j’ai créé en 2008, je me suis autoproclamé président et j’ai voulu créer le groupe qui allait représenter le pays autour du monde. The National Fanfare of Kadebostany pour le premier album, « Songs of Kadebostany » qui était essentiellement axé sur le folklore du pays et Kadebostany pour le deuxième album, « Pop Collection » qui est plutôt lié à tous les hits diffusés sur la radio kadebostanienne.

La Kadebostany est un pays qui s’ouvre donc ?

K : Quand le but est de promouvoir la musique de ce pays on est forcément ouvert. On a envie qu’un maximum de gens viennent à nous et écoutent notre musique. On a tous des influences hyper variées, on écoute de tout, on est hyper curieux, on fonctionne pas en mettant des choses dans des cases et du coup, le concept nous permet d’aller toucher un peu à tout sans être catalogué dans un genre ou dans un autre. Quand tu veux représenter la musique d’un pays, c’est normal qu’il y ait de l’électro, du rock, du hip hop ou de la pop.

Il y a donc une volonté de faire une musique populaire

K : Oui, c’est une musique qu’on fait de manière hyper naturelle mais qui pour finir est assez fédératrice et populaire.

Comment avez-vous réussi à transposer l’album sur scène ?

K : C’est un gros travail ! On est pas un groupe standard avec une basse, une batterie, une guitare. J’aime bien pouvoir rejouer les morceaux de l’album, qu’il y ait un apport live mais que ce ne soit pas non plus des versions complètement différentes parce que je pense que quand les morceaux ont été faits, il y a eu une volonté de les faire sonner d’une certaine manière et je trouverais bête de tout changer en live. On cherche donc à respecter toutes les spécificités des morceaux. On a beaucoup travaillé pour ça, on utilise des visuels, des projections qui permettent à l’auditeur de plonger dans notre univers.

De quoi parlent les textes de vos morceaux ?

Amina : Dans les textes, il y a une vraie liberté. Un morceau comme « Bugs & flowers » parle de la mort comme d’une libération, « Teddybear », en ayant plusieurs strates de compréhension parle de pédophilie, dans « Walking of the ghost » c’est l’angoisse. Y a pas mal de sujets universels puisque finalement on parle toujours des mêmes choses mais ce qui est important dans les paroles c’est qu’il y ait différents niveaux de compréhension. En écoutant le morceau une première fois, on comprend une chose, en l’écoutant une deuxième fois, on comprend autre chose. Et je pense qu’un des fils conducteurs de Kadebostany c’est le contraste.

Vous tournez beaucoup dans les festivals, avez-vous des échanges avec les groupes que vous rencontrez ?

K : On est un groupe assez atypique, très soudé.

A : On est déjà neuf

K : Voilà, c’est un peu la secte. On est neuf sur la route, on est tous différents et du coup quand on arrive, c’est un peu la mafia qui débarque. Mais après c’est un plaisir de tourner, on est à Paris, il fait super beau, on sait qu’on va tourner jusqu’à la fin de l’année et qu’on va rencontrer plein de gens différents.

A : Mais y a quand même un échange humain, on discute avec les gens, c’est une ambiance particulière la tournée. Quand on fait un festival on n’a pas le temps de vraiment sympathiser mais ce qui est intéressant c’est qu’au fil des festivals on revoit des fois les mêmes personnes donc y a un lien qui se crée aussi. Demain on fait la première partie de –M-, la semaine prochaine celle de Stromae, c’est cool de les rencontrer.

Ca pourrait déboucher sur des collaborations ?

K : Ouais, on n’est pas fermé à la collaboration mais on a déjà tellement de choses à dire, on a tellement de projets et d’idées qui sont pas encore réalisés qu’on ne pense pas forcément à ça.

Tourner à neuf c’est pas trop compliqué au quotidien ?

K : Non, c’est cool. C’est le rêve, on est vraiment content de le faire. Je m’estime vraiment chanceux de le faire dans ces conditions.

A : Moi je pense que c’est moins compliqué de tourner à neuf qu’à deux et puis ce qui est assez chouette c’est qu’on vient de tellement de milieux différents, on a des âges assez différents et du coup ça crée une cohésion assez particulière, on a pas les mêmes expériences et donc on s’apporte des choses différentes.

Vous chantez en anglais, c’est une question qui s’est posée ou c’était évident pour vous ?

A : Je suis souvent partie en Angleterre, c’est une langue que j’affectionne particulièrement, le rapport aux consonnes est complètement différent, c’est une langue qui est très ouverte. Après, au niveau du concept, il est beaucoup plus logique quand on a la prétention de répandre notre culture au monde entier d’utiliser l’anglais.

Sur scène, vous concevez vos prestations comme un spectacle ?

K : C’est clairement un spectacle. On a voulu tirer tous les avantages d’une mise en scène très cadrée et en même temps on a voulu aussi prendre les avantages de certaines plages un peu improvisées. On veut aller chercher les gens et faire quelque chose de vivant qui soit différent chaque jour.

Sur Wikipedia vous êtes suisses

A : Mais sur YouTube on est grecs et turques. En fait ce qui est vachement drôle avec ce concept c’est que du coup on fait table rase, on vient de partout et les gens s’approprient le groupe. On a déjà dit que j’étais ukrainienne, je crois qu’on a toutes les nationalités au compteur.

K : Moi ça me convient. Même dans la vie de tous les jours quand je rencontre des gens, on me donne toutes les nationalités.

 

Kadebostany en tournée : Montmarin (5/07), Francofolies de La Rochelle (12/07), Gurten Festival à Berne (17/07), Dour Festival (18/07), Rock N'Poche à Habère Poche (1/08), Les Escales de St Nazaire (2/08), L'Eté Cigale à Cholet (27/08)...

 

 

Commentaires (0)

Commenter

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire Optional login below.

A l'antenne