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Interview Deluxe

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Rencontre avec le groupe le plus moustachu depuis les Frères Jacques

Interview Deluxe

Par Benjamin Lépine

Tous moustachus ! Deluxe c'est un groupe de cinq garçons et une fille originaires d'Aix et Marseille, unis par la passion du groove. Depuis quelques années, ils arpentent les scènes de France et de Navarre avec frénésie, embarquant avec eux des centaines de nouveaux fans à chacune de leurs sorties. Pour l'heure, le sextet participe à la tournée anniversaire de Chinese Man Records aux côtés de Chinese Man. Après leur playlist que nous avons publié en novembre dernier, ils ont répondu en toute décontraction à presque toutes nos questions.

Voir le clip de "Daniel"

Comment vous-êtes vous rencontrés ?

Deluxe c’est une vieille histoire d’un peu plus de dix ans. A la base, on était un trio composé de Kaya à la basse, Pietre à la guitare et Kilo à la batterie. On s’est vite trouvé des affinités pour la musique, on a monté le groupe puis on a eu la chance de rencontrer Soubri aux percussions et Pépé au saxophone. On a monté le groupe Deluxe comme ça, beaucoup d’années sont passées et après on a eu la chance de rencontre la merveilleuse et idyllique Liliboy qui a rejoint le projet en tant que chanteuse. Maintenant ça fait trois ans qu’on est six sur scène et qu’on tourne.

Le style était précis dès le départ ?

On était plutôt funk, jazz, on se cherchait un peu, on se cherche toujours d’ailleurs, depuis c’est un peu plus devenu électro, jazz, hip-hop, c’est un mélange.

Comment avez-vous rencontré Chinese Man ?

On a commencé dans la rue et déjà on était bien motivé à monter notre petit label mais on s’est vite rendu compte que c’était compliqué de gérer tout ce qui tourne autour de la musique. Et on a eu la chance de se faire repérer par Zé Mateo de Chinese Man, il nous a beaucoup aidé à trouver la bonne direction, on a fait une maquette, "Polishing Peanut" qui est devenu notre premier EP signé chez Chinese Man Records.

Mais vous aviez prévu d’envoyer des maquettes ?

Même pas ! Et le plus drôle dans cette histoire c’est que Chinese ne voulait pas signer de groupes ! On n’avait pas prévu de démarcher et eux n’avaient pas décidé de prendre de groupes.

Vous avez fait beaucoup de scène, est-ce qu’on peut dire que le groupe s’est vraiment formé sur scène ?

Je pense pas qu’on se soit formé sur scène, je pense qu’à la base on est un groupe de scène dans le sens où très jeune on a compris que ça nous collait à la peau et on a juste décidé de jouer dans la rue. Ca nous semblait normal de continuer dans ce sens-là. C’est pour ça qu’on a demandé à beaucoup jouer et à beaucoup tourner parce qu’on aime la proximité avec le public. Pour nous les albums c’est une super expérience mais ça reste un gros prétexte à rencontrer le public. Je pense qu’on n’est pas prêt de se lasser de tourner et de faire de la musique devant les gens.

Vous habitez toujours à Aix-en-Provence ?

Oui, la plupart est basé sur Aix et Lili Boy habite à Marseille.

Est-ce que c’est facile de faire de la musique à Aix-en-Provence ?

Ah oui ! On avait une discussion hier avec d’autres musiciens de Paris, et au final, on a tendance à croire que tout se passe à Paris, que c’est la mégalopole de la musique mais au final notre label Chinese Man Records est basé à Marseille et il s’en sort très bien. Nous on est des provinciaux et je pense qu’on s’en sort pas plus mal non plus. Maintenant grâce à internet la musique voyage vachement donc effectivement quand on vient faire de la promo on vient à Paris mais sinon à Aix ou Marseille on est très bien et il fait beau tout le temps donc ça nous va.

Vous avez multiplié les collaborations…

On a eu la chance de faire quelques premières parties de Chinese Man, ce qui nous a permis de rencontrer des rappeurs, je pense à YouthStar, Tumi, Taïwan MC, Cyph4. Puis Plex Rock avec qui il s’est passé quelque chose, ils nous ont vu jouer sur scène, ils nous ont dit "on adore ce que vous faites". Avec A State Of Mind (ASM) qui a bossé sur  "Baby" avec nous, qui bosse encore sur des collabs qui arrivent très prochainement, c’est plus un gros coup de cœur, c’est très très rare qu’on s’entende avec un groupe comme ça et on a vraiment rencontré des potes qui ont la même vision de la musique, on est sur la même longueur d’onde. C’est pour ça qu’on a appelé l’album "Family Show" d’ailleurs.

C’est toujours des rencontres…

Je sais pas comment ça se passe chez les autres groupes mais pour nous c’était très important de ne pas faire de collaborations à distance, sur internet. Même pour Tumi qui habite en Afrique du Sud, on a attendu six mois avant qu’il vienne faire un crochet, l’idée était de partager un truc, de le faire venir une semaine.

Vous avez tourné à l’étranger aussi ?

Là on vient d’Allemagne, on est allé à Montréal, en Suisse, en Italie, on va en Chine en juin et en Angleterre en automne.

Vous avez des fans dans le monde entier

Oui, ça se propage, essentiellement grâce à internet et à Chinese aussi qui nous ouvre pas mal de portes.

Pas trop difficile de s’entendre quand on est aussi nombreux ?

En fait on a trouvé une astuce quand on a commencé à tourner, on demande une seule chambre d’hôtel, une grande chambre avec un grand lit, on se retrouve à tous dormir dans le même lit et tu te rends compte que ça apaise les tensions. Donc l’idée si ça continue dans ce sens-là ce serait d’avoir un bus de tournée avec un grand lit. Si y en a un qui est un peu patraque on peut faire des massages, des bisous ou des câlins.

Comment avez-vous travaillé sur les clips ?

Tous clips, les visuels, les vidéos de tournée, les photos d’après-concerts, sont faits de près ou de loin par nous-même. Le clip de « Daniel », c’est fait avec des potes à nous et c’est pas un projet qu’on lance et puis chacun se démerde avec. L’idée c’est de pousser le projet de A à Z en étant toujours à l’initiative du projet. C’est toujours collectif.

Qu’est-ce qui vous attend maintenant ?

On va démarrer la tournée des 10 ans de Chinese Man Records, avec sur scène Taïwan MC, YouthStar, Chinese Man et nous même. Ca nous tient particulièrement à cœur parce que ça faisait longtemps qu’on avait envie de tourner ensemble. Et on est actuellement en discussion pour peut-être un deuxième album, on a déjà le nom, ce serait "If You Want To Let Me Go" ou sinon "Geronimo". Et puis on va continuer la tournée jusqu’au 7 décembre où on jouera au Bataclan.

 

Deluxe en concert : 10 Years Tour avec Chinese Man :  le 25 avril à Marseille (Dock des Suds), le 26 avril à Nice (Palais Nikaïa), le 30 avril à Limoges (Zénith), le 2 mai à Toulouse (Le Phare), le 3 mai à Bordeaux (Espace Medoquine), le 9 mai à Dijon (Zénith), le 10 mai à Rouen (Zénith), le 15 mai à Lausanne (Métropole), le 16 mai à Lyon (Radiant), le 17 mai à Montpellier (Zénith), le 21 mai à Lille (Zénith), le 23 mai à Nantes (Zénith), le 24 mai à Paris (Zénith)

Festivals : le 28 juin aux Solidays (Paris), le 29 juin à Garorock (Marmande), le 12 juillet aux Francofolies (La Rochelle), le 19 juillet à Art Sonic (Briouze), le 25 juillet Au Pont du Rock (Malestroit)...

 

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