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Jui02

Festival Papillons de Nuit

Rencontre avec l'équipe du festival normand

Festival Papillons de Nuit

Alors qu'à 200 kilomètres, la petite ville de Carhaix se prépare à accueillir à nouveau plus de 200.000 visiteurs pour la 23ème édition des Vieilles Charrues, Saint-Laurent-de-Cuves, village de 500 habitants attend la visite de plus de 60.000 personnes pour la 14ème édition du festival Papillons de Nuit. Manœuvré par 1200 bénévoles, le festival qui mélange habilement le très populaire au plus pointu peut compter cette année sur les locomotives David Guetta, Stromaë et -M- ou encore les inévitables Fauve, Julien Doré et Gaëtan Roussel. On notera la diversité de la programmation mêlant à la fois Irma, Gesaffelstein, Disiz, Cats On Trees, Gaspard Royant, Casseurs Flowters, Elephanz ou BRNS.

Festival Papillons de Nuit, les 6, 7 et 8 juin 2014 à Saint-Laurent-de-Cuves

Découvrir la programmation en vidéo

Suivre le festival en live

 

Comment est née l'idée de Papillons de Nuit ?

Papillons de Nuit est né de la volonté de quelques associations de Saint-Laurent-de-Cuves, un tout petit village, moins de 500 habitants. En l’espace de quelques jours on multiplie la population par plus de 100 et même 120 car on va dépasser les 60.000 personnes. L’idée de départ était de faire de l’animation dans un petit village rural, on souffre du manque d’équipements par rapport aux grandes villes. On souhaitait créer une animation musicale, ça a commencé par un concert annuel et en l’espace de quelques années on a fait un festival sur trois jours y a 14 ans de ça, on s’est aperçu qu’on répondait à une demande et au fur et à mesure le festival s’est développé, on est passé de moins de 10.000 festivaliers à aujourd’hui plus de 60.000, tout ça avec l’aide de nombreux bénévoles, 1200, et de deux personnes qui gèrent le festival au quotidien. On est dans une toute petite commune sans équipement, on doit donc apporter toutes les infrastructures.


Les festivals français ont récemment été critiqués pour la redondance des artistes programmés.

On se doit de proposer ce que les gens attendent donc effectivement un artiste comme Stromaë va se retrouver dans plusieurs festivals mais c’est aussi une volonté des organisateurs qui cherchent à combler leur public et ne pas l’avoir serait sans doute plus dommageable que de l’avoir même si les voisins l’ont aussi. Après, David Guetta qui est un artiste international ne fera que trois dates en France donc pour ce qui veulent le voir dans l’ouest, c’est chez nous. Foals c’est pareil, y a pas mal d’artistes qu’on ne verra pas ailleurs et ça fait partie de la diversité de notre festival. On essaie aussi de se démarquer par l’ambiance, c’est quelque chose de difficilement palpable quand on connaît pas mais le public qui vient chez nous vient aussi pour l’ambiance. Peut-être pour notre camping qui est très important et gratuit ou pour les bénévoles qui tiennent l’ensemble des stands, c’est une ambiance familiale et le public vient aussi pour retrouver ça.

 Vous programmez aussi des groupes voisins comme Granville l'année dernière ou Elephanz cette année.

C’est une de nos missions de programmer des groupes régionaux car on en a de très bons comme The Lanskies ou Concrete Knives. On les programme avant tout parce qu’on aime leur musique et on essaye de les accompagner avec des salles de musiques actuelles avec lesquelles on travaille. On essaie de les mettre en exposition sur un nouveau public. On y attache beaucoup d’importance.

Le festival a été essentiellement financé par les entrées, est-ce toujours le cas malgré les grosses têtes d'affiches ?

Oui c’est toujours le cas, on a pas de grosse collectivité derrière, pas de soutien financier ou matériel donc c’est à nous d’aller les rechercher. On a très peu de subventions, le festival est autofinancé à 98%, pour l’essentiel c’est les recettes de billetterie puis toutes les recettes annexes, on a ensuite quelques partenaires, essentiellement dans la région.

Comment trouve-t-on 1200 bénévoles dans un village de 500 habitants ?

C’est la motivation de chacun, l’envie de faire bouger une région, l’envie que le festival réussisse. On a pas vraiment eu à chercher, les gens sont venus vers nous, je parlais de l’ambiance entre festivaliers mais elle existe aussi entre bénévoles, les gens aiment se retrouver pendant trois jours et les 1200 bénévoles nous aident à toute l’organisation que ce soit les accès, les parkings et à la tenue de tous les stands car on gère l’ensemble de nos stands, y a pas de prestataire extérieur, on gère tout. Et puis même sur le site entre le montage, le démontage et le nettoyage, c’est quasiment un mois sur place où les gens nous donnent un coup de main pour monter toutes les installations.

Le festival rassemble de plus en plus de monde chaque année, vous cherchez à monter davantage ?

On a voulu une stabilité, on a parlé de la convivialité et de l’ambiance, on souhaite la maintenir et la préserver. Plus il y a de festivaliers plus il y a de l’anonymat et si on augmente le nombre de festivaliers on doit automatiquement augmenter le nombre de bénévoles, donc les gens ne vont pas forcément se reconnaître et on risque de perdre l’intérêt d’être bénévole. Pour nous c’était important de rester sur une jauge d’environ 60.000 qu’on a depuis quelques années et d’améliorer plutôt les conditions d’accueil et de préserver cette ambiance.

Est-ce que vous avez un rêve de programmation ?

Généralement quand on travaille la programmation on émet pas mal de souhaits en septembre et puis quand arrive noël on commence à déchanter un petit peu, c’est là qu’arrivent les mauvaises nouvelles. Entre ce qu’on couche sur le papier au début de l’année et ce qui se concrétise au fur et à mesure y a des petites voire des grosses différences. Ca fait quand même deux ans qu’on travaille sur David Guetta et ça a pu se faire cette année, y a d’autres artistes sur lesquels on travaille mais on bute parfois sur les dates de tournée. Depuis 14 ans, on a des relations qui se sont installées avec les agents, les contacts sont plus faciles aujourd’hui et on arrive à discuter de certains artistes plus facilement même si la négociation est toujours aussi compliquée.

 

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