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Oct21

A la rencontre de L’International Records

Categories // News, Interviews

Par Clément Gasc (Agorafrog)

Photo : Elise Grynbaum

En collaboration avec Agorafrog

L’ouverture en grande pompe le 15 septembre dernier d’un disquaire indépendant Vinyl & Cd qui s’appelle « L’International Records» rue Moret dans le 11ème  arrondissement de Paris, a été l’occasion pour moi d’aller à la découverte de cette boutique, et à la rencontre des deux gérants, qui sont deux mordus de musique. Dave et Julien travaillent quotidiennement, en plus du Blogzine  « Des Oreilles Dans Babylone » pour faire découvrir plein d’artistes émergents, des micro labels psyché, free folk, des nouveautés en édition limitée en rapport avec leurs goûts. Ils ont mêmes des K7 audio ! Un petit disquaire indie au sens large, comme on en trouve aux Etats-Unis et en Angleterre. Rencontre.

Comment en êtes-vous arrivés à ouvrir cette boutique ?

En fait, Dave et moi connaissions les gens de l’International par des liens d’amitié. C’est un soir autour d’une discussion, qu’on s’est dit en rigolant qu’il fallait qu’on ouvre une boutique de disques. Et puis, ils nous ont dit que si le projet tenait la route, ils nous aideraient à le financer. Dave et moi avons pris quelques mois pour monter le projet et puis on s’est lancé dedans.

Avez-vous été accompagné et/ou soutenu financièrement dans le montage de votre projet ?

Nous avons eu le droit à deux aides : il y a la Région Île-de-France qui nous finance à moitié le stock de départ. Il y a des conditions (il faut avoir au minimum cinq distributeurs français et 2500 références). Et puis, il y a le CALIF, c’est un organisme qui est notamment à l’origine du Disquaire Day et qui est censé t’aider dans les démarches auprès des distributeurs et qui peut te payer la moitié de ton loyer pendant un an puis le quart de ton loyer l’année d’après.

Pourquoi avoir choisi cet emplacement au 12 rue Moret en face de l’International ?

On essaie de faire au maximum le lien avec l’International et de proposer les disques des groupes qui y passent, quel que soit le genre. Vu que nous sommes partenaires avec eux, l’intérêt c’était d’être en face, pour essayer de créer un lien, une sorte de passerelle en récupérant les clients lorsqu’ils sortent fumer une cigarette. Ils voient qu’il y a de la lumière. Surtout que nous sommes ouverts jusqu’à 22 heures ! Donc là, on voit vraiment le lien, nous aurions été à un autre endroit, on l’aurait moins vu. Et puis le 11ème, c’est un quartier où il y a beaucoup de salles de concerts et quelques disquaires.

Espérez-vous concurrencer les plus gros disquaires de Paris ?

Oui on espère bien. Mais après il y a surtout une émulation, autour du retour du vinyle notamment, mais je suis sûr qu’il y a de la place pour tout le monde. Nous, on a fait le choix d’être plutôt généraliste contrairement à d’autres, parce que c’est ce qu’on écoute. Ce n’est pas une réflexion marketing, c’est juste qu’on a autant envie de vendre du reggae que de la folk.

Quelle est la spécificité de votre boutique ? Mettez-vous en avant un style musical en particulier ?

Il n’y a pas de genre mis en avant plus qu’un autre. Souvent quand on arrive le matin, on va écouter un petit peu de folk et un petit peu de pop pour démarrer la journée et on finit avec des choses plus disco et plus électroniques.

Comment se fait la sélection musicale ?

C’est vraiment tout ce qu’on aime, ce ne sont que des coups de cœur. C’est vraiment une sélection et on se partage le travail avec Dave. Lui il s’occupe des musiques électroniques et des musiques black et moi c’est plus le côté pop, folk, rock psyché, sachant qu’on se croise sur pas mal de points.

Quels sont les disques/vinyles qui se vendent le mieux en ce moment ?

Il y a « Beams » le dernier album de Matthew Dear qui part très bien. « Shields », le dernier album de Grizzly Bear aussi. Ce sont un peu les deux hits. Il y a des surprises, des choses comme Two Door Cinema Club, qui au final n’ont pas l’air de beaucoup intéresser. On n’est pas super fans, on s’était juste dit que c’était une grosse sortie et qu’il fallait l’avoir, mais finalement ça ne part pas. Donc, nous sommes assez surpris, les choses qui partent sont des choses assez obscures.

J’aurais aimé savoir chez qui vous ravitaillez-vous ?

Chez plein de distributeurs. Il y en a quatre ou cinq en France, il y a des distributeurs aux Pays-Bas, en Allemagne, un petit peu en Angleterre, quelques-uns aux Etats-Unis et puis après directement auprès des labels soit français, américains, italiens, portugais, un peu partout, pas de limites.

Vos coups de cœur récents ?

Parmi les coups de cœur récents, il y a Seventeen Evergreen, groupe californien qui fait une pop un peu psyché, à la MGMT, sauf qu’ils ne sont pas autant mis en lumière. A l’opposé, je dirais Arturo Verocai, artiste de folk brésilienne, qui sort en réédition.Et puis le dernier Grizzly Bear, on l’a mis et on a aimé instantanément.

 

Photos: Kelly Joaquina

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