Serge Gainsbourg

Serge Gainsbourg

Serge Gainsbourg, de son vrai nom Lucien Ginsburg, né à Paris le 2 avril 1928, de parents juifs russes, et mort à Paris le 2 mars 1991, est un auteur-compositeur-interprète et cinéaste français.

Il fut l’un des auteurs-compositeurs les plus fertiles de son époque, touchant à tous les styles musicaux, mais aussi au cinéma et à la littérature. Il a réalisé plusieurs films et vidéo-clips et composé plus de quarante bandes sonores de films. Enfin il s’était créé l’image d’un poète maudit et provocateur.

Serge Gainsbourg marque fortement la musique française. Il n’hésite pas à métisser ses compositions avec des influences musicales très variées, contribuant à en populariser certaines en France :

* le reggae, avec l’album Aux armes et cætera… enregistré à Kingston (Jamaïque) suivi de Mauvaises nouvelles des étoiles,
* le rap avec You’re under arrest,
* la musique afro-cubaine : Couleur café, entre autres,
* le jazz : Du jazz dans le ravin, album Gainsbourg Confidentiel
* le classique : plusieurs de ses morceaux sont inspirés de thèmes classiques tels que Lemon Incest, Ma Lou Marilou ou Baby alone in Babylone,
* le rock progressif : album Histoire de Melody Nelson.

La musique de Gainsbourg sera par la suite fréquemment échantillonnée et réutilisée par des artistes aussi bien français (ex : MC Solaar pour Nouveau Western) qu’internationaux (ex : Massive Attack dans son Karmacoma (Portishead experience) ou Jennifer Charles, d’Elysian Fields, qui reprend Les Amours Perdues, sur un album de reprises de Gainsbourg par des groupes de l’avant-garde New-Yorkaise, sous l’égide du jazzman John Zorn). Mick Harvey, le guitariste de Nick Cave, a enregistré deux albums de reprise, Intoxicated Man (1995) et Pink Elephants (1997). L’album « Monsieur Gainsbourg revisited » sorti en mars 2006, regroupe 14 adaptations anglaises réalisées par Boris Bergman et interprétées notamment par Franz Ferdinand, Portishead, Jarvis Cocker, Kid Loco, Gonzales, Feist, Tricky…

Serge Gainsbourg imprime en outre durablement sa marque grâce à ses textes. Dans un style poétique, il n’hésite pas à produire des rimes complexes (Comment te dire adieu ?). Friand de jeux de mots, il s’appuie fréquemment sur le double sens. Les allusions érotiques sont de plus en plus fréquentes au fur et à mesure de sa carrière. Certaines de ses chansons marquent les mémoires par leur caractère provocateur, ainsi les allusions appuyées à la fellation dans Les Sucettes, qui provoquent l’émoi dans la bouche d’une France Gall d’à peine dix-huit ans. Elle dira n’avoir compris le double sens du texte que des années après (Archives INA : Gainsbourg interroge Gall sur le sens des Sucettes, ORTF 1967). Puis c’est Jane Birkin feignant l’orgasme dans Je t’aime, moi non plus, tube planétaire. Gainsbourg flirte avec le tabou de l’inceste en compagnie de sa fille, la frêle Charlotte Gainsbourg : dans les années 1980 elle accompagne son père dans le duo Lemon Incest titre évocateur qui suscitera une levée de boucliers. Gainsbarre atteindra les sommets de la provocation érotique avec le tube Love on the beat : véritable poème pornographique, dit par lui-même d’une voix monocorde et cassée. Le fond sonore est constitué des cris orgasmiques de Bambou, enregistrée à son insu… L’orchestration baigne dans un funk froid et les chœurs scandent le titre de la chanson de leurs voix androgynes et mouvantes.

L’album "Melody Nelson" bien que non reconnu en son temps est surement l’un des plus magnifique album de son temps une histoire ou se rencontre tristesse, amour et surtout la passion avec des arrangements magnifiques et surtout une âme ce qui manque cruellement a beaucoup de musiciens actuels.

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